Né dans un petit village biélorusse en 1957, Gennady Fedynich a commencé à travailler comme mécanicien agricole à l’âge de 16 ans. Il voulait ensuite s’orienter vers le génie mécanique et a atteint son objectif en obtenant son diplôme de l’Institut Polytechnique Biélorusse de Minsk. 

Ce n’est que des décennies plus tard, en 1991, lorsqu’il a été élu président du Syndicat indépendant des travailleurs de la radio et de l’industrie électronique (REP), qu’il a eu l’occasion de consacrer plus de temps à la défense des droits humains. 

En plus de fournir des conseils et un soutien juridique à ses membres, le REP défend les droits des consommateurs, des familles et des personnes au chômage. Le syndicat a joué un rôle de premier plan dans les manifestations contre un décret présidentiel qui imposait une cotisation à ces dernières. Ces manifestations contre la taxe ont été brutalement réprimées par le gouvernement, ce qui a conduit à l’arrestation et à l’inculpation de plusieurs manifestant·e·s. 

En août 2018, en ce que l’on pense être des représailles contre la participation du REP aux manifestations, Gennady a été déclaré coupable d’évasion fiscale et condamné à quatre ans de liberté restreinte sans emprisonnement. Le gouvernement a utilisé de fausses accusations similaires pour faire taire d’autres défenseur·e·s des droits humains dans le pays.  Gennady a également été condamné à une amende d’environ 20 000 euros et à une interdiction d’occuper des postes de direction dans toute organisation ou entreprise pendant cinq ans. 

Bien qu’il ait été remplacé comme président du REP, il continue d’agir comme conseiller, un poste créé spécialement pour qu’il puisse continuer à travailler tout en contournant l’interdiction gouvernementale. 

Grâce à ses humbles débuts, M. Gennady déclare qu’il a toujours considéré la protection des droits humains comme un principe fondamental auquel nous devons tou·te·s adhérer, quels que soit notre origine ou statut social. 

« Nous devons toujours nous rappeler » dit-il, « qu’il est facile de contrôler une personne qui ne connaît pas ses droits. Cela peut arriver autant dans un seul lieu de travail comme dans un collectif ou dans tout un pays ». 

Vous voulez soutenir Gennady ? Envoyez-lui un message de solidarité ci-dessous.